Préparer les psaumes du dimanche

Étudier la Parole de Dieu C’est ce que propose le journal paroissial pendant le temps Pascal. Chaque dimanche, le coup de projecteur vous proposera un commentaire du psaume de la messe dominicale. Le psaume est une réponse de l’assemblée à la 1ère lecture. Quelle attention lui accordez-vous ? Lire chaque semaine ce commentaire est un moyen simple de découvrir la grande richesse des psaumes et de recevoir les mots pour prier Dieu. 

Psaume du dimanche 9 mai 2021

LES DEUX AMOURS DE DIEU

 

« La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu » : c’est le peuple d’Israël qui parle ici et qui dit « NOTRE Dieu », affichant ainsi la relation tout à fait privilégiée qui existe entre ce petit peuple et le Dieu de l’univers ; mais Israël a peu à peu compris que sa mission dans le monde est précisément de ne pas garder jalousement pour lui cette relation privilégiée mais d’annoncer l’amour de Dieu POUR TOUS les hommes, afin d’intégrer peu à peu l’humanité tout entière dans l’Alliance. Car la terre tout entière n’a pas seulement vocation à voir la victoire de notre Dieu, elle a vocation à en bénéficier.

 

Ce psaume dit très bien ce que j’appellerais « les deux amours de Dieu » : son amour pour son peuple choisi, élu, Israël… ET son amour pour l’humanité tout entière, ce que le psalmiste appelle tantôt « les nations », tantôt « La terre tout entière ». Les « nations », ce sont tous les autres, les païens, ceux qui ne font pas partie du peuple élu.  Car une des grandes certitudes que les hommes de la Bible ont acquise peu à peu, c’est que Dieu aime toute l’humanité, et pas seulement Israël.

 

Dans ce psaume, cette certitude marque la composition même du texte ; puisque la phrase centrale sur ce qu’on appelle « l’élection d’Israël » est encadrée par deux phrases sur l’humanité tout entière. L’élection d’Israël est centrale mais on n’oublie pas qu’elle doit rayonner sur l’humanité tout entière et cette construction le manifeste bien.

 

Je vous relis les versets 2 et 3 : « Le SEIGNEUR a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations… Il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël…La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu ». La phrase centrale (« Il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël ») est l’expression consacrée pour rappeler ce qu’on appelle « l’élection d’Israël ». Derrière cette toute petite phrase, il faut deviner tout le poids d’histoire, tout le poids du passé : les simples mots « sa fidélité », « son amour » sont le rappel vibrant de l’Alliance : c’est par ces mots-là que, dans le désert, Dieu s’est fait connaître au peuple qu’il a choisi. « Dieu d’amour et de fidélité ». Cette phrase veut dire : oui, Israël est le peuple choisi, le peuple élu.

 

Mais les deux phrases qui l’encadrent et qui parlent des nations, rappellent bien que si Israël est choisi, ce n’est pas pour en jouir égoïstement, pour se considérer comme fils unique, mais pour se comporter en frère aîné.

 

Et quand le peuple d’Israël, au cours de la fête des Tentes à Jérusalem, acclame Dieu comme roi, ce peuple sait bien qu’il le fait déjà au nom de l’humanité tout entière ; en chantant cela, on anticipe en quelque sorte, on imagine déjà (parce qu’on sait qu’il viendra) le jour où Dieu sera vraiment le roi de toute la terre, c’est-à-dire reconnu par toute la terre.

 

La première dimension de ce psaume, très importante, c’est donc l’insistance sur ce que j’ai appelé « les deux amours de Dieu », pour son peuple choisi et pour toute l’humanité. Une deuxième dimension de ce psaume est la proclamation très appuyée de la royauté de Dieu.

 

DANS L’ATTENTE DE L’ULTIME VICTOIRE

 

Par exemple, on chante au Temple de Jérusalem « Acclamez le SEIGNEUR, terre entière, acclamez votre roi, le SEIGNEUR. » Mais quand je dis « on chante », c’est trop faible ; en fait, par le vocabulaire employé en hébreu, ce psaume est un cri de victoire, le cri que l’on pousse sur le champ de bataille après la victoire, la « terouah » en l’honneur du vainqueur. Le mot de victoire revient trois fois dans les premiers versets. « Par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire » … « Le SEIGNEUR a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations »…  « La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu ».

 

La victoire de Dieu dont on parle ici est double : c’est d’abord la victoire de la libération d’Egypte ; la mention « par son bras très saint, par sa main puissante » est une allusion au premier exploit de Dieu en faveur des fils d’Israël, la traversée miraculeuse de la mer qui les séparait définitivement de l’Egypte, leur terre de servitude. L’expression « Le SEIGNEUR t’a fait sortir de là d’une main forte et le bras étendu » (Dt 5,15) était devenue la formule-type de la libération d’Egypte ; on la retrouve par exemple dans le livre du Deutéronome et dans les psaumes. La formule « il a fait des merveilles » est aussi un rappel de la libération d’Egypte.

 

Mais quand on chante la victoire de Dieu, on chante également la victoire attendue pour la fin des temps, la victoire définitive de Dieu contre toutes les forces du mal. Et déjà on acclame Dieu comme jadis on acclamait le nouveau roi le jour de son sacre en poussant des cris de victoire au son des trompettes, des cornes et dans les applaudissements de la foule. Mais alors qu’avec les rois de la terre, on allait toujours vers une déception, cette fois, on sait qu’on ne sera pas déçus ; raison de plus pour que cette fois la « terouah » soit particulièrement vibrante !

 

Désormais les Chrétiens acclament Dieu avec encore plus de vigueur parce qu’ils ont vu de leurs yeux le roi du monde : depuis l’Incarnation du Fils, ils savent et ils affirment (envers et contre tous les événements apparemment contraires), que le Règne de Dieu, c’est-à-dire le Règne de l’amour est déjà commencé.

 

——————

 

Complément

 

– Ce cri de victoire a pris sa place dans la liturgie du peuple juif, chaque année à l’automne, au cours de la Fête des Tentes, à Jérusalem. Cette fête durait huit jours et comportait de nombreuses cérémonies de toute sorte : célébrations pénitentielles, sacrifices d’action de grâce… et aussi des « fêtes pour le roi ». Et c’est ce roi que l’on acclamait en poussant des cris de victoire au son des trompettes, des cornes, et dans les applaudissements de la foule. Or, l’étonnant, c’est que lorsqu’on célébrait ces « fêtes pour le roi », après l’Exil à Babylone (c’est-à-dire à partir du sixième siècle av.J.C.), il n’y avait plus de roi en Israël ! Plus de roi visible, en tout cas.

 

Mais, d’une part, on se rappelait la promesse de Dieu : on savait qu’un roi, fils (c’est-à-dire descendant) de David, viendrait un jour et on le fêtait déjà. C’était un moyen d’encourager l’espérance. D’autre part, en Israël, même lorsqu’il y avait un roi sur le trône, on n’a jamais oublié que le seul roi au monde, le seul pouvoir, le seul maître est Dieu. C’est lui que l’on acclame dans ce psaume 97/98.

 

Commentaire de MN Thabut (sur AELF)


Psaume du dimanche 2 mai 2021

LES SURPRISES DU PSAUME 21/22

 

A première vue, il est quand même curieux, ce psaume 21/22 ! Il se termine par ces versets lumineux, pleins d’action de grâce que nous lisons aujourd’hui : « La terre entière se souviendra et reviendra vers le SEIGNEUR », « Et moi, je vis pour lui, ma descendance le servira » ; mais c’est lui aussi qui commence par ce cri de détresse que nous connaissons bien : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est pour le moins disparate. Et pourtant… puisqu’il s’agit bien du même psaume, il faut rechercher où est son unité. Tout d’abord, il ne faut pas oublier que ce psaume, comme tous les autres, concerne le peuple tout entier : celui qui crie son désespoir au début du psaume et qui, à la fin, rend grâce, n’est autre que le peuple élu, Israël. S’il rend grâce, à la fin, c’est parce qu’il a été secouru ; mais cela ne gomme pas les souffrances passées ; on ne peut pas les oublier, elles font partie, au contraire, de l’action de grâce.

 

Voici le contexte de la composition de ce psaume : nous sommes au retour de l’Exil à Babylone : en 587 av.J.C., après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, on a connu la ruine de la Ville Sainte, le saccage du Temple, les atrocités d’un siège sans merci, et l’exil loin du pays ; le mépris, les ricanements des vainqueurs qui poussent la dérision jusqu’à nous demander de leur chanter nos cantiques… Dieu avait promis d’habiter dans le Temple de Jérusalem… mais habitait-il au milieu des exilés ? Dieu avait promis, aussi, de ne jamais abandonner son peuple… mais que restait-il de ces belles promesses ? Et pourtant, pour tenir le coup, il n’y avait pas d’autre solution que de se rappeler sans fin les promesses de Dieu et son action en faveur de son peuple, depuis tant de siècles.

 

Alors on a fait un voeu : si nous en réchappons, quand nous serons de retour au pays, nous reconstruirons le Temple de Jérusalem et nous irons en procession offrir un sacrifice. Et ce psaume tout entier est le chant qui accompagne la fête du retour ; elle est là, la clé de ce psaume 21/22 : « Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses ». (Sous-entendu mes promesses de fête d’action de grâce au Temple de Jérusalem). On peut donc comparer ce psaume à certains ex-voto ; dans les églises du Midi de la France, par exemple, on trouve des tableaux qui représentent de façon extrêmement réaliste un grand danger auquel on remercie Dieu ou la Vierge Marie de nous avoir fait échapper ; c’est, par exemple, le tableau d’un naufrage : des jeunes sont en train de se noyer sous les yeux horrifiés de leurs parents en prière ; dans un coin du tableau, la Sainte Vierge, dans un nuage, se penche sur tout ce petit monde : manière pour ceux qui ont fait exécuter le tableau de dire « c’est un vrai miracle, ils ont été sauvés. »

 

LE PSAUME 21/22, UN EX-VOTO

 

De la même façon, le psaume 21/22 commence par dire les épreuves de l’exil, et le sentiment d’abandon qu’on a ressenti : « Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis. Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos… Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête… Des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure… » (versets 2-3.8.17).

 

Israël ne valait pas mieux qu’un condamné à mort, un crucifié, comme on en voyait sur les routes : « Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os ». Le premier miracle de cet Exil, avant la libération, est certainement le sursaut d’espérance qu’il a suscité : là-bas, on n’a pas cessé de prier, d’espérer ; on disait : « Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !… C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais. Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et ils n’étaient pas déçus. » (versets 4-6).

 

Combien de fois a-t-on répété : « Toi, Seigneur, ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider… Ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !… Sauve-moi de la gueule du lion… » (versets 12,20,22).

 

Et, tout comme Dieu avait entendu les cris de son peuple en Egypte, et suscité en Moïse l’énergie nécessaire pour le délivrer, cette fois, Dieu a entendu les cris de son peuple exilé à Babylone et il a suscité en Cyrus, le nouveau maître de l’histoire, la décision de libérer son peuple et de le renvoyer sur sa terre. Et plus l’épreuve de l’Exil a été ressentie durement, plus la joie du retour est grande. Oui, Dieu a entendu le cri des exilés. Il a répondu à leur plainte. « Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le SEIGNEUR, glorifiez-le… Car il n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s’est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte… » (verset 23)

 

C’est là que commencent les versets que nous chantons aujourd’hui. Israël de retour au pays accomplit son voeu ; et comme tous ceux qui ont fait une véritable expérience de foi, les fils d’Israël veulent faire partager à tous leur action de grâce et leur émerveillement : « Ils loueront le SEIGNEUR, ceux qui le cherchent : A vous, toujours, la vie et la joie ! La terre entière se souviendra et reviendra vers le SEIGNEUR, chaque famille de nations se prosternera devant lui… On annoncera le Seigneur aux générations à venir. »

 

Le Christ a certainement chanté plusieurs fois ce psaume, au cours de sa vie terrestre, avant même sa Passion ; chaque fois, il partageait à la fois les souffrances, l’espérance et l’action de grâce de son peuple ; il savait, mieux que personne, que l’humanité tout entière attend encore la libération définitive du mal et de l’angoisse devant la mort. Le dernier jour, sur la croix, il a prié ce psaume : lui qui donnait librement sa vie pour la libération définitive des multitudes trouvait encore la force, au milieu de sa douleur, d’annoncer l’oeuvre de Dieu : « On annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître : voilà son oeuvre ! »

 

Commentaire de MN Thabut (sur AELF)


Psaume du dimanche 27 avril 2021

Le premier et le dernier versets sont exactement identiques : « Rendez grâce au SEIGNEUR : Il est bon ! Eternel est son amour ! » Ces deux versets disent toute l’expérience d’Israël, la découverte qu’il a faite, grâce à la révélation par Dieu lui-même de son mystère ; un Dieu d’amour, un Dieu fidèle : il fallait bien la Révélation pour qu’on puisse oser penser une chose pareille !

Au coeur de la méditation de ce psaume, nous retrouvons encore une fois cette phrase que nous connaissons bien : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là l’oeuvre du SEIGNEUR, la merveille devant nos yeux. » Pour commencer, Jésus lui-même a cité cette phrase quelque temps avant sa Passion : ce qui veut dire qu’elle lui paraissait éclairer un aspect de son propre mystère.

 

JESUS, PIERRE ANGULAIRE

Cela se passait au cours d’une de ses discussions avec les grands prêtres et les anciens : il leur avait raconté une parabole, celle qu’on appelle des « vignerons homicides » (Mt 21,33-46) : « Il était une fois un propriétaire qui planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour » ; pour les interlocuteurs de Jésus, tous ces détails étaient d’une très grande importance ; ils disaient tout de suite de quelle vigne Jésus voulait parler. Car Isaïe avait employé exactement ces mots-là pour parler du peuple d’Israël. Et le propriétaire représentait Dieu, bien sûr. Dans la parabole d’Isaïe, le propriétaire se plaignait parce que, malgré tous ses soins, cette vigne ne donnait rien. Jésus reprend cette parabole, mais il y ajoute un nouveau chapitre : le propriétaire a

confié sa vigne à des vignerons et il est parti en voyage. Ce qui prouve, déjà, qu’il faisait confiance. Quand est arrivé le temps des fruits, il a envoyé ses serviteurs réclamer son dû aux vignerons. Mais les vignerons ont empoigné les serviteurs ; ils ont battu à mort le premier, tué le second, lapidé le troisième ; qu’a fait le maître ? Il a envoyé d’autres serviteurs, plus nombreux, mais ils ont subi le même sort ; finalement, le propriétaire a envoyé son propre Fils ; lui, quand même, les vignerons le respecteraient, pensait-il. Au contraire, les vignerons l’ont tué, lui aussi, justement parce qu’il était le fils et donc l’héritier.

Comme souvent, à la fin d’une parabole, Jésus pose une question à ses auditeurs : à votre avis, que va faire maintenant le maître de la vigne ? Réponse évidente : il va traiter ces premiers vignerons comme ils le méritent et confier sa vigne à d’autres ; alors Jésus enchaîne : « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’oeuvre du SEIGNEUR : Quelle merveille à nos yeux. » C’est la citation littérale de notre psaume d’aujourd’hui. Mais Jésus continue : Aussi je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. » Cette pierre angulaire est donc à double tranchant, si l’on peut dire : précieuse pour les uns, qui peuvent s’y appuyer, et on parle alors d’oeuvre merveilleuse de Dieu, elle est redoutable pour les autres. En matière de construction, c’est logique : la pierre inutilisée restée sur le chantier devient un obstacle sur lequel on trébuche.

A noter que cette parabole prononcée à Jérusalem était particulièrement parlante pour les auditeurs de Jésus qui avaient sous les yeux le Temple de Jérusalem : car les pierres utilisées pour la construction du mur du Temple sont absolument gigantesques : c’est dire leur solidité, mais aussi le danger qu’elles représentent pour celui qui trébuche dessus.

 

CROIRE OU NE PAS CROIRE, TOUT EST LA

Isaïe, déjà, employait cette image pour parler de Dieu : « C’est le SEIGNEUR, le tout-puissant que vous tiendrez pour saint, c’est lui que vous craindrez, c’est lui que vous redouterez. Il sera (à la fois) un sanctuaire pour vous (c’est-à-dire lieu de protection pour les fidèles) et une pierre que l’on heurte, et un rocher où l’on trébuche… Beaucoup y trébucheront, tomberont, se briseront… » (Is 8,13-14). Il veut dire par là que Dieu est source de vie pour les croyants, mais que ceux qui le méprisent font leur propre malheur.

On retrouve là, d’une certaine manière, un thème très habituel de la Bible : il y a deux chemins possibles dans la vie : celui qui nous mène à Dieu et le chemin opposé ; (et le propre d’un chemin, c’est qu’il va quelque part 😉si on prend la bonne direction, chaque pas nous rapproche du but ; si on se trompe au carrefour, chaque pas nous éloigne du but ; ceux qui ont accepté de croire en Jésus, qui l’ont « reçu », comme dit l’évangile de Jean, grandissent tous les jours dans la paix, la lumière, la connaissance de Dieu. Ceux qui, au contraire, et par ignorance, tout simplement, ont refusé de croire, sont entraînés dans un aveuglement croissant. Dans le texte des Actes des Apôtres de ce dimanche, par exemple, il est frappant de voir comme les autorités religieuses de Jérusalem s’enferrent et, après avoir liquidé Jésus, ne songent qu’à faire taire ses disciples sans accepter de laisser remettre en question leurs certitudes, même quand les miracles leur crèvent les yeux.

Pour ceux qui ont accepté de croire, au contraire, tout est devenu lumineux, l’Esprit Saint les a ouverts peu à peu à l’intelligence des Ecritures. Déchiffrant le dessein de Dieu qui se

réalise peu à peu dans l’histoire des hommes, ils peuvent dire : « Rendez grâce au SEIGNEUR : Il est bon ! Eternel est son amour ! »

—————–

Complément

Dans les trois évangiles synoptiques qui rapportent la parabole des vignerons homicides, celle-ci est située très peu après l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, celle où toute la foule l’a acclamé comme le Messie, alors que les chefs des prêtres restaient de marbre. Ce sont eux, les humbles qui seront les nouveaux vignerons, eux qui ont su reconnaître le Fils alors que ceux à qui la vigne avait été confiée en premier l’ont tué

 

Marie-Noëlle Thabut