Coups de projecteur cette semaine

De Saint Nicolas au Père Noël

 

De Saint Nicolas au Père Noël

 

On sait de Saint Nicolas qu'il fut évêque de Myre en Asie Mineure, au IVème siècle et qu'il aurait été emprisonné durant la persécution de Dioclétien. Peut-être a-t-il participé aussi au grand concile de Nicée (325), qui eut à réfléchir sur l'identité de Jésus fils de Dieu, face à la crise arienne qui la remettait en question. Très vénéré en Orient (en particulier en Grèce et Russie), il le fut aussi en Occident à partir du XIe siècle, lorsque la ville de Myre tomba aux mains des musulmans et que ses reliques furent ramenées à Bari. Tels sont les grands traits de ce que l'on sait de lui.

 

Mais la légende qui entoure saint Nicolas est grande.

 

En témoigne la chanson bien connue qui rappelle la "Légende des trois enfants" égorgés et mis au saloir par un aubergiste, pour être servis en nourriture. Saint Nicolas, venant à passer par là, leur rend la vie. On ne s'étonnera pas qu'il soit dès lors le saint patron des écoliers. Il l'est aussi des marins, en raison d'autres miracles qu'on lui attribue. […]

 

C'est surtout depuis le XVIème siècle qu'en Allemagne et dans d’autres pays l'on cultive la légende et la fête de saint Nicolas déposant ses cadeaux. Mais avec le temps et l'évolution des pratiques religieuses de Noël - crèches et cérémonies religieuses -, sous l'effet aussi de l'interdiction que prononça l’Église de se déguiser en évêque, Saint Nicolas perdit peu à peu de ses attributs d'évêque pour devenir le Weihnachtsmann, le Père Noël que nous connaissons.

 

On ne sait exactement la date, ni l'origine exacte de notre Père Noël. Il apparut mystérieusement au 19e siècle. Saint Nicolas débarrassé de sa mitre, de sa crosse et de son âne apparaît en 1822 dans un poème qu'un théologien américain écrivit pour ses enfants : La visite de saint Nicolas, la veille de Noël. En 1863, ce poème fut illustré.

 

Saint Nicolas prit alors les traits du gros bonhomme souriant, joufflu, ventru et barbu que nous connaissons, vêtu de sa houppelande et de son bonnet rouge et volant dans les airs à la tête d'un traîneau tiré par des rennes. Le Père Noël était né et destiné à une longue carrière.

 

Source : https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Noel/Rites-ettraditions-de-Noel/De-saint-Nicolas-au-Pere-Noel

 


Revenir à la nature humaine

par Gregor PUPPINCK

La vision chrétienne de la dignité :

Dans la tradition aristotélicienne et chrétienne, l’homme est par nature l’union harmonieuse d’un corps et d’une âme. Cette nature humaine est digne en ce qu’elle est à l’image de son Créateur. Chaque être, depuis sa conception, cherche à accomplir en lui les potentialités de la nature humaine par la croissance de ses facultés. Plus il s’humanise, plus il rend témoignage de la dignité humaine. Ainsi, la dignité humaine, [...] est à la fois un don et un potentiel : on la possède en tant qu’homme (ontologiquement) tout en devant l’accomplir personnellement par ses œuvres. Elle exprime la valeur de la nature humaine que toute personne partage et est appelée à accomplir au mieux de ses capacités.

 

La conception matérialiste :

Selon cette conception, qui s’est imposée avec force depuis la fin du XIXe siècle par la fusion des pensées matérialiste et évolutionniste, l’homme n’a pas été créé, et n’a donc pas reçu de nature, mais est engagé dans un processus permanent d’évolution progressive suivant lequel l’esprit (intelligence, volonté, esthétique) émergerait de la vie biologique, laquelle émergerait de la matière inerte. Sa dignité, l’homme se la serait forgée lui-même, et elle augmenterait indéfiniment à mesure qu’il s’émanciperait de la matière et prendrait le contrôle de la vie. Cette vision conduit droit au trans-humanisme, et conçoit tout asservissement du corps par la volonté individuelle comme un bien et une forme élevée d’humanité.

Du point de vue matérialiste, l’humanité, et donc la dignité des hommes, varient selon leur degré d’évolution, selon leur QI. Un « faible d’esprit » et une personne handicapée mentalement seraient moins humains qu’un ingénieur ; quant à un fœtus, il ne le deviendrait qu’à mesure de sa croissance intellectuelle. Cette conception désincarnée de la dignité humaine est l’héritière directe de l’antique hérésie gnostique. C’est elle qui domine aujourd’hui au sein des instances internationales. Ainsi s’explique la valorisation idéologique de l’avortement, de l’euthanasie, de l’eugénisme ou encore du trans-sexualisme, pratiques qui, il y a peu encore, étaient interdites au nom du principe inverse du respect de la personne, comme unité « corps esprit ».

 

Source : https://www.famillechretienne.fr/politique-societe/societe/droits-de-l- homme-revenir-a-la-nature-humaine-245285